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Patrimoine

Le palais Bénédictine

Un palais-usine néogothique du XIXe siècle, un musée d’art ancien et la distillerie où l’on fabrique toujours la Bénédictine.

Par La rédaction de Sortie en Normandie5 min de lecture
Itinéraire
Façade néogothique du Palais Bénédictine à Fécamp, tour, pinacles et décor de brique et de pierre
Palais Bénédictine vu du ciel au milieu des toits de Fécamp, port et falaises en arrière-plan
Escalier d’honneur à double volée couvert d’un tapis rouge, boiseries et vitraux du Palais Bénédictine à Fécamp
Galerie du musée du Palais Bénédictine à Fécamp, plafond de bois sculpté, vitrines et parquet en chevrons
Où110, rue Alexandre-Le-Grand, 76400 Fécamp
Y allerÀ pied depuis la gare et le port de Fécamp ; pas de parking privé, stationnement quai Bérigny (200 m) ou parking de la Mâture
EntréeAdulte à partir de 19 € (20 € selon les offices de tourisme) ; 12-17 ans 8 € ; moins de 12 ans gratuit ; audioguide 5 €
HorairesDu 3 novembre au 18 décembre 2026 : musée du lundi au vendredi 11 h - 12 h et 14 h - 17 h, samedi et dimanche 10 h - 12 h et 14 h - 17 h. Du 19 au 31 décembre : 10 h - 17 h 30. Horaires 2027 à vérifier sur le site officiel.
Durée conseillée45 min à 2 h 30 selon la visite
Meilleure saisonPrintempsÉtéAutomneHiver

Au cœur de Fécamp, à deux pas du port, le palais Bénédictine ressemble à un château de la Loire égaré en pays de Caux : tourelles, beffroi, pignons sculptés. C’est pourtant une usine. Un négociant en spiritueux, Alexandre Le Grand, l’a fait bâtir à la fin du XIXe siècle pour produire et faire connaître sa liqueur, la Bénédictine. On y visite un musée d’art ancien, puis la distillerie et les caves, où la liqueur est toujours fabriquée.

Pourquoi visiter le palais Bénédictine

  • L’architecture : un « palais-usine » néogothique et néo-Renaissance, signé par l’architecte Camille Albert.
  • Le musée : des salles du Moyen Âge à la Renaissance, avec ivoires, émaux, ferronneries et objets religieux.
  • La distillerie : la seule au monde où l’on produit la Bénédictine, avec ses alambics et ses caves.
  • La salle des plantes : les 27 plantes et épices de la recette, qui reste secrète.
  • Une curiosité : près de 600 contrefaçons de la liqueur, preuve de son succès.
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Alexandre Le Grand et la naissance d’une liqueur

Selon le récit de la maison, tout commence à l’abbaye de Fécamp, fondée en 1001 par le duc Richard II. En 1510, un moine, Dom Bernardo Vincelli, y aurait créé un élixir de plantes et d’épices. La Révolution ferme l’abbaye en 1792 et disperse les moines ; le manuscrit de la recette aurait ensuite été transmis jusqu’à Alexandre Le Grand. La marque présente elle-même cette histoire au conditionnel.

La partie vérifiable commence en 1863. Alexandre Le Grand, négociant fécampois et collectionneur d’art, met au point une liqueur de plantes, avec l’aide d’un pharmacien de la ville. Il la lance en 1864 sous le nom de Bénédictine et dépose la marque. La liqueur reçoit une médaille d’or à l’Exposition internationale du Havre en 1868. Après la mort de Le Grand en 1898, son fils Marcel commande des affiches à Cappiello, à Mucha et à Lopes Silva.

Le succès est rapide. Les contrefaçons aussi : le palais en expose près de 600 aujourd’hui. En 1882, les premiers bâtiments deviennent trop petits. Le Grand achète de nouveaux terrains près du port et confie leur aménagement à Camille Albert.

Un palais-usine reconstruit après l’incendie de 1892

Le nouveau complexe est inauguré en 1888. Quatre ans plus tard, dans la nuit du 11 au 12 janvier 1892, un incendie le détruit en grande partie. Le Grand ne renonce pas. Il relance le chantier avec Camille Albert, sur un projet plus vaste encore : il parle lui-même de « palais-usine ». Le style gothique doit évoquer la tradition, les influences Renaissance alléger l’ensemble. Le beffroi emprunte à l’architecture flamande.

  • 1863-1864 : création puis lancement de la liqueur.
  • 1882 : achat des terrains et début des travaux d’agrandissement.
  • 1888 : inauguration du premier complexe.
  • 1892 : incendie du palais.
  • 1898 : mort d’Alexandre Le Grand.
  • 1900 : achèvement du palais reconstruit, selon plusieurs sources.
  • 1914-1944 : entre guerres et Occupation, le musée est transformé en hôpital et les collections sont déplacées à plusieurs reprises.
  • Art contemporain : un espace d’exposition s’ouvre dans le palais, dans les années 1950 selon la marque, en 1988 selon Wikipédia.

La marque a changé plusieurs fois de mains. Le groupe Martini & Rossi en prend le contrôle dans les années 1980, avant d’être racheté par Bacardi en 1992. Le palais reste le lieu de production de la liqueur ; la mise en bouteille, elle, ne s’y fait plus.

Réservez votre créneau à l’avance, surtout le week-end et pendant les vacances. Prenez le temps du musée avant la visite guidée de la distillerie : c’est lui qui explique le palais.Le conseil de la rédaction

Le musée et la distillerie

La visite commence par les collections, en visite libre. Les salles suivent un parcours du Moyen Âge à la Renaissance, jusqu’au XIXe siècle. Une salle gothique, sous voûtes et vitraux, réunit des vitrines d’objets. On y voit des ivoires, des émaux, des ferronneries et des objets religieux.

On passe ensuite à la fabrication. La salle des plantes présente les 27 plantes et épices qui entrent dans la recette, sans en livrer les proportions. Viennent la distillerie, avec ses alambics, puis les caves où la liqueur vieillit. Selon la formule choisie, la visite se termine par une dégustation commentée, réservée aux adultes.

Les visites proposées

  • Visite découverte : l’histoire de l’élixir et la distillerie historique.
  • Expérience Connoisseur (environ 1 h 45) : musée en visite libre, visite guidée de la distillerie et des caves, dégustation commentée de trois expressions de Bénédictine.
  • Atelier cocktails (environ 2 h) : musée, distillerie, dégustation d’une expression et préparation de trois cocktails.
  • Le trésor de la Plume d’or (45 min) : un jeu d’énigmes dans les salles du palais.
  • Audioguide : 5 €.

Le palais conseille vivement de réserver, surtout le week-end et pendant les vacances scolaires. Selon l’expérience, comptez de 45 minutes à 2 h 30 sur place.

Horaires, tarifs et accès

  • Du 3 novembre au 18 décembre 2026 : musée ouvert du lundi au vendredi de 11 h à 12 h et de 14 h à 17 h, le week-end de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Boutique de 11 h à 19 h.
  • Du 19 au 31 décembre 2026 : musée de 10 h à 17 h 30, boutique de 11 h à 19 h 15.
  • En juillet et août : musée de 10 h à 12 h 15 et de 14 h à 17 h 45 (17 h le samedi).
  • Tarifs : à partir de 19 € pour un adulte selon le site officiel (20 € selon les offices de tourisme), 8 € de 12 à 17 ans, gratuit pour les moins de 12 ans.
  • Réductions : personnes en situation de handicap, étudiants, demandeurs d’emploi, visiteurs venus en transport bas carbone, et sur présentation d’un billet du musée des Pêcheries.
  • Stationnement : le palais n’a pas de parking. Garez-vous quai Bérigny, à environ 200 m, ou au parking de la Mâture, près de la gare et de l’office de tourisme.

Les horaires de janvier à juin 2027 n’étaient pas encore publiés lors de notre vérification : consultez le site officiel avant de venir.

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Sources : Bénédictine, site officiel (infos pratiques, visites, histoire du palais) - Fécamp Tourisme, Palais Bénédictine - Le Havre Étretat Normandie Tourisme, Palais Bénédictine - Wikipédia, Palais Bénédictine

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Temps calculés à partir des coordonnées de chaque fiche.

Questions fréquentes

Combien coûte la visite du palais Bénédictine ?

À partir de 19 € pour un adulte selon le site officiel (20 € selon les offices de tourisme), 8 € de 12 à 17 ans, gratuit pour les moins de 12 ans. Le prix varie selon l’expérience choisie.

Quels sont les horaires du palais Bénédictine en novembre ?

Du 3 novembre au 18 décembre 2026, le musée ouvre du lundi au vendredi de 11 h à 12 h et de 14 h à 17 h, le week-end de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

La dégustation est-elle comprise dans la visite ?

Elle fait partie de certaines formules, comme l’expérience Connoisseur (trois expressions de Bénédictine). Elle est réservée aux adultes.

Faut-il réserver pour visiter le palais Bénédictine ?

C’est vivement conseillé, surtout le week-end et pendant les vacances scolaires.

Quand le palais Bénédictine a-t-il été construit ?

Un premier complexe est inauguré en 1888 ; détruit par un incendie en 1892, il est reconstruit par l’architecte Camille Albert et achevé vers 1900.

Où se garer pour visiter le palais Bénédictine ?

Le palais n’a pas de parking. Le quai Bérigny est à environ 200 m, le parking de la Mâture près de la gare et de l’office de tourisme.

La rédaction de Sortie en NormandieNos fiches sont vérifiées et mises à jour chaque saison. Informations vérifiées le 2 novembre 2026. Une erreur, un horaire qui a changé ? Signalez-le.
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